Décembre 2010 : DIDACTHEM signe avec GRAS SAVOYE, 1er courtier français en assurances, un partenariat pour lancer ensemble une offre globale Prévention santé et réduction de la Pénibilité au travail.

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Dans le cadre de la convention d’objectifs et de gestion 2009-2012 entre la branche AT/MP et l’état, la CRAMIF et DIDACTHEM ont signé une convention de partenariat pour unir leurs efforts ainsi que leurs compétences respectives.

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Etudes de cas et retours d’expérience

  • ETUDE DE L’EXPOSITION A LA PENIBILITE POUR UNE GROSSE ENTREPRISE INDUSTRIELLE « MULTI SITES ».
  • ETUDE DE L’EXPOSITION A LA PENIBILITE DANS UNE ENTREPRISE DE TAILLE MOYENNE DANS LE SECTEUR DES SERVICES.
  • LA PREVENTION DES RISQUES LIES AU FROID EN CHAMBRES FROIDES A -28 °.
  • LES INTERVENTIONS D’EQUIPES DE MAINTENANCE DE NUIT SUR DES INSTALLATIONS FERROVIAIRES.
  • UNE EVALUATION DES RISQUES CHIMIQUES DANS UNE ENTREPRISE DE MAINTENANCE AERONAUTIQUE.

ETUDE DE L’EXPOSITION A LA PENIBILITE POUR UNE GROSSE ENTREPRISE  « MULTI SITES».

Cette entreprise très engagée dans la prévention des risques a souhaité être précurseur au sein de sa profession. Les contraintes sont de trois niveaux : délais, ressources et coûts.


Le délai : elle veut engager rapidement le processus pour inscrire la démarche dans son plan d’action pluri annuel.
Les ressources : la tâche est lourde et les équipes internes ont besoin d’être accompagnées.
Le coût : Externaliser complètement l’analyse engendrerait des coûts trop lourds.

Elle fait appel à DIDACTHEM pour l’aider dans sa démarche.

La réponse de DIDACTHEM :

  • Définition avec l’équipe HSE et l’équipe RH de cette entreprise d’une méthode de travail, des seuils d’exposition à retenir, des procédures de recueil d’information (des mesures permettant d‘objectiver les situations de travail et du questionnement permettant de recueillir la pénibilité ressentie par les salariés).
  • Sur une région pilote, la méthode a été déployée et des fiches « génériques » pour des « emplois repères » ont été construites. Elles sont enrichies de photographies et de description précise des tâches.
  • Les mesures ont été réalisées par un binôme comprenant un expert en prévention des risques au poste de travail et un professionnel de santé, rôdé aux contraintes des entreprises.

Ce sont ces regards croisés qui permettent de passer en revue et d’analyser en profondeur les différentes situations d’exposition.

  • Chaque fiche, contient, au delà des constats et des mesures, les propositions d’axes d‘actions de prévention aussi bien à court terme qu’à  long terme, tant au niveau des postes et outils de travail qu’au niveau des comportements des personnes.

L’outil de synthèse :

  • DIDATHEM a également conçu un outil qui permet, à partir des données recueillies, de fabriquer automatiquement les fiches génériques associées à chaque emploi repère.

Ces fiches seront ensuite individualisées pour chaque salarié occupant cet emploi repère.
La mise à jour ultérieure en sera ainsi facilitée

Le déploiement sur l’ensemble des sites :

  • Sur la base de ces fiches génériques, des transferts de compétences auront lieu vers les autres sites de l’entreprise. Ces transferts de compétence permettent aux équipes HSE et RH de chaque site de s’approprier la méthode, d’analyser leurs propres postes de travail en s’appuyant sur les fiches génériques.

DIDACTHEM propose un accompagnement à la demande pour chaque équipe.

ETUDE DE L’EXPOSITION A LA PENIBILITE POUR UNE ENTREPRISE DE SERVICE.

Cette entreprise très engagée dans les actions de prévention et soucieuse de « bien-être au travail » a souhaité faire le point sur les postes de travail potentiellement exposés aux facteurs de pénibilité.

L’équipe RH/HSE s’est appropriée la démarche considérant que c’est son rôle et que c’est la meilleure façon d’assurer la pérennité de l’approche dans le temps.

La réponse de DIDACTHEM :

DIDACTHEM a conçu pour eux un plan de formation de 4 jours comprenant :

  • Une phase de préparation qui a permis de personnaliser l’approche et de construire des études de cas « maison ».
  • Une partie « théorique » sur la base des études de cas préparées.
  • Une phase pratique sur le terrain durant laquelle, encadrée par un expert en prévention des risques et un professionnel de santé, l’équipe a réalisée elle-même ses propres analyses et s’est ainsi familiarisée avec la méthode et les outils proposés par DIDACTHEM.

Bien évidemment les outils conçus par DIDACTHEM ont été remis dans le cadre de la formation.

  • Un coaching est prévu dans quelques semaines pour faire le point sur l’avancement du projet et éventuellement apporter des réponses complémentaires aux questions de l’équipe RH/HSE.

Le résultat :

  • Ce travail avec le professionnel de santé a favorisé le développement d’une vision nouvelle des postes de travail étudiés. Différente de la notion de risques, traitée dans le document unique, la vision complémentaire de l’exposition à la pénibilité permet d’inscrire les plans d’action de prévention dans une logique long terme incluant l’évolution des compétences des salariés.

LA PREVENTION DES RISQUES LIES AU FROID EN CHAMBRES FROIDES A -28 °.

Une entreprise qui fabrique, conditionne et stocke des produits surgelés a noté une augmentation de ses arrêts de travail en particulier pour les salariés travaillant dans l’entrepôt de surgelés à – 28°.

Elle fait appel à DIDACTHEM pour l’aider dans sa démarche de prévention.

Objectifs de la mission confiée à DIDACTHEM :

  • Analyser la situation et l’organisation du travail au regard du risque « Froid ». Le constat porte aussi sur l’augmentation de la pyramide des âges.
  • Proposer à la Direction des sites de logistique, les évolutions et adaptations nécessaires à une meilleure maîtrise des risques santé liés au froid.
  • Elaborer et réaliser un programme de formation pour les opérateurs afin qu’ils prennent conscience des risques, qu’ils connaissent  et comprennent les manifestations de l’organisme en réaction au froid et sachent appliquer et respecter les consignes, les gestes et les attitudes de prévention.

Déroulement de la phase Audit :

  • Une équipe de DIDACTHEM composée de professionnels de la santé et de la sécurité, ayant une connaissance approfondie des risques liés au froid a passé une journée sur le site en compagnie des opérateurs.
  • Elle a observé, pris des photos, réalisé des interviews des opérateurs et de la maîtrise, rassemblé les informations techniques (horaires de travail, courbes de températures, caractéristiques techniques des matériels …)

Rapport :

Le document de synthèse élaboré propose des évolutions :

  • sur le plan « espace » (aménagement des locaux, localisation des salles de pause …)
  • sur le plan « organisation » (des temps de travail, des rotations sur les différents postes…)
  • sur le « flux des personnes » (passage de zones froides à zone surchauffées tel le parking en été…)
  • sur le plan technique (utilisation des groupes froids, des engins de manutention, des E.P.I…) afin de mieux prévenir les risques liés au froid et améliorer le quotidien des opérateurs.

Programme de formation :

Un programme a été élaboré qui porte sur les EPI spécifiques au froid et leur utilisation, les risques liés au froid et aux brusques variations de température, l’hygiène alimentaire et la nutrition avec un focus sur l’hydratation, les dangers spécifiques du tabac quand on travaille à -28°, le sommeil et les TMS avec la notion d’échauffement.

Ce rapport a été présenté et commenté à la direction du site et au CHSCT lors d’une réunion de synthèse.

DIDACTHEM a apporté son expérience afin d’aider au choix des solutions d’organisation les mieux adaptées.

LES INTERVENTIONS D’EQUIPES DE MAINTENANCE DE NUIT SUR DES INSTALLATIONS FERROVIAIRES.

Une entreprise de maintenance spécialisée qui intervient quasi exclusivement de nuit est confrontée à une augmentation inquiétante de ses accidents de travail avec arrêt.

DIDACTHEM est contacté pour :

  • Participer à l’évaluation des risques en collaboration avec les équipes prévention de l’entreprise.
  • Observer les comportements et échanger avec les opérateurs pour pouvoir faire des recommandations sur des programmes de sensibilisation aux risques.
  • Proposer des actions d’étude et d’amélioration des EPI.

L’analyse initiale s’est déroulée en accompagnant  les équipes dans leur activité sur le terrain pendant leurs nuits de travail.

La construction du rapport  a porté sur trois axes distincts :

  • Le matériel
  • L’organisation du travail
  • Les comportements des personnes

Il ne s’agissait pas de dénoncer les erreurs particulières constatées au cours de cette expertise tel ou tel jour ou par tel ou tel opérateur, ce serait en effet contre productif.

Au contraire, en s’appuyant sur les bonnes pratiques existantes, nous nous sommes attachés à proposer une référence qualité qui devra s’imposer systématiquement.

Pour chacun des trois axes précités, DIDACTHEM a proposé un constat, résultat des observations, et des propositions d’actions en adéquation (autant que faire se peut) avec les contraintes particulières à l’entreprise.

Exemple de constat sur le travail en hauteur :

En observant les différents opérateurs amenés à travailler en hauteur, il apparaît de façon évidente :

  • Les longes ne sont pas raccrochées au harnais.
  • Manque de rigueur dans les déplacements en hauteur : les techniques de travail avec deux longes ne sont pas maîtrisées, l’utilisation d’une seule longe ou d’un stop-chutes est insuffisante. La longueur du tirant d’air du stop-chutes n’étant pas contrôlée, le risque qu’elle soit trop longue présente un grave danger.
  • Mauvaise connaissance de l’utilisation technique du matériel de sécurité. Cela concerne bien souvent le réglage du harnais et le système anti-chutes sur la ligne de vie.
  • Lors de l’utilisation du camion nacelle, des manipulations dangereuses ont été constatées. Les aspects maintenance du matériel concerné, et formation technique des utilisateurs doivent être validés.

Exemple de proposition :

  • Pour éradiquer les situations dangereuses mises en évidence ci-dessus, il nous paraît primordial d’élaborer un protocole tâche par tâche.

On constate que :

  • Les anciens travaillent souvent comme ils ont toujours eu l’habitude de le faire, sans toujours utiliser les améliorations techniques désormais disponibles ; parallèlement, leur expérience leur a permis au fil des années, et plus ou moins consciemment, de mettre au point des comportements parfois sécuritaires, et d’autres fois dangereux.
  • Les jeunes sont plus concernés et formés par les comportements de sécurité, mais ils fonctionnent souvent avec l’insouciance et le sentiment d’invincibilité de la jeunesse.

En s’appuyant sur les bonnes choses de chacune de ces catégories, et par la concertation, il devrait être relativement facile de mettre au point ces fameux protocoles en recueillant un consensus général.

  • Le travail en hauteur par le danger permanent et majeur qu’il représente, nécessite une rigueur toute particulière. Cette rigueur ne s’invente pas, et il nous semble tout à fait indispensable de faire bénéficier les opérateurs concernés par le travail en hauteur d’une formation technique théorique et  pratique prodiguée par de véritables professionnels de ce travail tout à fait spécifique.
  • Le port des équipements de protection individuelle est indispensable. La mission de contrôle des agents de maîtrise sur ce sujet doit être mieux expliquée et renforcée.
  • Une information sur le matériel disponible doit être faite, car souvent le matériel existe, mais les opérateurs n’en sont pas informés.

UNE EVALUATION DES RISQUES CHIMIQUES DANS UNE ENTREPRISE DE MAINTENANCE AERONAUTIQUE :

Une entreprise spécialisée dans la maintenance d'avions d'affaires mène, avec le CHSCT, une réflexion sur les risques chimiques liés aux peintures, aux produits de décapage, dégraissage, nettoyage et aux poussières.

En effet, lors d’opérations de maintenance mécanique, des petites opérations de peinture sont faites la nuit dans les ateliers et les risques associés à ces opérations sont identifiés dans le document unique et doivent être évalués.

La mission confiée à DIDACTHEM :

  • Identifier de façon exhaustive les risques chimiques dans les ateliers.
  • Définir/valider les EPI adéquats et les règles d’utilisation.
  • Faire des propositions pour de nouvelles pistes de réduction des risques.

Le respect de la réglementation environnementale devra également être validé.

Le déroulé de la mission :

Une équipe pluridisciplinaire composée de deux experts DIDACTHEM dont un expert en analyse de la qualité de l’air a travaillé avec le médecin du travail et les ingénieurs sécurité et process de l’entreprise pour analyser dans le détail les différentes tâches associées à la maintenance d’un avion.

  • Durée des chantiers
  • Planification et horaires des chantiers
  • Produits utilisés
  • Techniques et outillages utilisés pour les applications des produits.
  • Techniques et outillages de ponçage et décapage
  • Les EPI et leur utilisation
  • L’analyse de la composition chimique des produits utilisés est réalisée
  • Une analyse des valeurs limite d’exposition heure par heure est réalisée pour l’ensemble de l’atelier.
  • Des mesures de l’exposition du salarié aux poussières et aux polluants sont effectuées grâce à des appareils portés par le salarié lors des tâches à risque.

Exemple du déroulé d’une opération de peinture :

Tâche Outillage, matériel utilisé
  1. Préparation des peintures
Dans l’atelier.
  1. Décapage des vieilles peintures
Décapant, brosses, outillage de décapage
  1. Masquage/juponnage des parties de l’avion à ne pas peindre
Papier, adhésif.
  1. Habillage des avions voisins pour les protéger des aérosols
Bâches plastiques, papier adhésif …
  1. Nettoyage des parties à peindre et traitement des tôles (corrosion) :
Tampons, chiffons

Alodine, Dinitrol…

Solvants

  1. Ponçage des zones à peindre :
Ponceuses aspirantes

Ponçage manuel

  1. Application des peintures primaires
Pistolet

Peintures spécifiques aéronautiques

  1. Séchage
  1. Application des peintures de finition
Pistolet ou pinceau

Peintures et solvant

  1. Séchage
  1. Application peinture de Décoration
Pistolet ou pinceau

Peintures diverses de décoration

  1. Séchage
  1. Nettoyage et enlèvement des masquages et protections de l’avion et des avions de la zone. Récupération des déchets

Le rapport :

La liste des produits utilisés lors des phases de peinture mais aussi lors d’autres phases de maintenance mécanique, est établie et la dangerosité des produits est évaluée.

Des recommandations sur le remplacement de certains produits sont faites. A noter qu’en matière d’aéronautique, la certification des peintures par le fabricant de l’avion est parfois un frein au remplacement.

Autre facteur bloquant : certaines peintures anciennes ont des compositions « sensibles » et parfois mal connues. Or ces peintures sont poncées.

Les processus d’utilisation de ces produits sont analysés tâche par tâche avec l’évaluation des dangers liés aux produits mais aussi aux comportements des salariés : maîtrise des EPI, accessibilité des EPI, connaissance des risques associés aux produits et aux tâches, formation des salariés au poste de travail …

Des recommandations sont faites sur l’organisation du travail, le choix des outillages, le choix des EPI, la formation des salariés et leur sensibilisation aux risques.

Le rôle de la planification des chantiers dans la maîtrise des risques est mise en avant. Certaines opérations de maintenance sont programmées pour des raisons commerciales dans des délais de réalisation trop courts au regard de la
sécurité.

Ce rapport est présenté au CHSCT et un plan d’action est élaboré par l’entreprise.

Un programme de formation est mis en place.