Gestion des addictions : un sujet complexe

Profitons de l'été pour se pencher sur des sujets qui peuvent paraître de l'ordre du privé mais qui poyrtant ont un impact énorme sur l'entreprise : les addictions. Aujourd’hui, le risque d’addiction est tabou en entreprise.
Le sujet est pourtant primordial, mais d'une extrême complexité car il mêle tout à la fois : les conditions parfois d’exercice difficile d’un métier (physiquement et/ou psychologiquement), les enjeux d’organisation, de relations au sein du collectif ou dans de travail, et également les sujets personnels des salariés.

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Le traitement du risque d'addiction en entreprise

 

Tous les métiers sont concernés par la consommation de substances psychoactives, mais certains secteurs sont plus exposés que d’autres, notamment les métiers des arts et spectacles, l’hébergement et la restauration, l’agriculture, le transport, la construction ainsi que les métiers en relation avec le public (MIDELCA). L’environnement de travail peut protéger ou au contraire fragiliser, face au risque d’addiction. 1/3 des fumeurs réguliers, 9% des consommateurs d’alcool, 13% des consommateurs de cannabis déclarent avoir augmenté leurs consommations à cause de problèmes liés à leurs situations professionnelles au cours des 12 derniers mois (Baromètre santé 2010 – INPES). Certains facteurs de risques sont liés au travail :

  • Les risques psychosociaux, les conditions de travail pénibles et le stress au travail favorisent la consommation de substances psychoactives, pour « tenir » physiquement et psychiquement.
  • La recherche de la performance, l’obligation de répondre aux exigences de productivité et/ou un climat de compétition entre les salariés peuvent pousser certains professionnels à se « doper » ou à tomber dans une addiction au travail ( « workaholisme »). Celle-ci peut être renforcée par l’utilisation d’outils numériques qui brouillent les frontières entre temps privé et temps professionnel 37% des actifs utilisent des outils numériques professionnels en dehors du temps de travail (Observatoire français des drogues et des tendances addictives, 2019) ).
  • L’accessibilité des substances (tabac, alcool et médicaments notamment) sur le lieu du travail incite à consommer et doit donc être prise en compte pour prévenir les risques collectifs pour la santé des salariés.
  • Certaines cultures d’entreprises favorisent les consommations d’alcool, organisées ou non par l’employeur pour « récompenser » les salariés (pots internes, signatures de contrats…), de même des rituels d’intégration ou de socialisation entre collègues constituent des incitations à consommer (apéros entre collègues, afterworks…).

De plus en plus d’entreprises prennent conscience que les conduites addictives ne sont pas qu’un problème de l’ordre de la vie privée mais concernent également la vie des entreprises tant du point de vue de la sécurité des personnes et de leur entourage que du point de vue du management des collaborateurs. 85 % des dirigeants d’entreprises affirment être préoccupés par les questions de toxicomanies et leurs impacts au travail (Enquête BVA – MILDECA/SIG 2014, Note d’analyse OFDT, 2015).

Lancé par la MILDECA en octobre 2021, ESPER -les Entreprises et les Services Publics s’Engagent Résolument- constitue une démarche d’engagement des employeurs pour briser le tabou des addictions et améliorer la santé et le bien-être au travail. Le dispositif ESPER a pour but de faire de la prévention des conduites addictives en milieu professionnel un enjeu essentiel de la santé, de la qualité de vie au travail et de la responsabilité sociale de tout employeur mais aussi un outil de management en faveur du dialogue social et de la performance.

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la santé mentale des salariés continue de se dégrader

C’est le triste constat porté par le cabinet de conseil Empreinte Humaine sur l’état psychologique des salariés dans son baromètre réalisé par Opinion Way et publié le 23 novembre.

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La santé mentale des travailleurs continue de se dégrader

La santé mentale des travailleurs continue de se dégrader

C’est le triste constat porté par le cabinet de conseil Empreinte Humaine sur l’état psychologique des salariés dans son baromètre réalisé par Opinion Way et publié le 23 novembre.

 

Ainsi, près d’un salarié sur deux (48%) déclare être en détresse psychologique. C’est 4 points de plus qu’en février 2023 et 7 points de plus qu’en mars 2022. Les jeunes, les femmes, les managers et les plus de 60 ans apparaissent comme « les plus à risque ».

 

Cette tendance s’observe également chez les cadres pourtant peu enclins à s’arrêter.

 

Dans le même temps, les résultats d’une consultation en ligne des agents publics, présentés le 14 novembre 2023 par le gouvernement, indiquent que l’épuisement professionnel figure au premier rang des préoccupations des fonctionnaires en matière de santé. Ainsi, 23% des 110 000 répondants mentionnent les risques psychosociaux et près de 17% la santé mentale parmi leurs préoccupations. 31,7%, les agents de catégorie A+, qui occupent des fonctions d’encadrement, citent l’épuisement professionnel comme première préoccupation.

 

Précédemment, l’observatoire de l’absentéisme au travail (Ifop et groupe Diot-Siaci), montrait que parallèlement à une hausse de l’absentéisme dans tous les secteurs d’activité, 62 % des personnes interrogées déclaraient exercer un métier susceptible d’avoir un impact négatif sur leur santé mentale. Parmi les motifs altérant le plus la santé mentale des personnes interrogées figurent les situations de stress (67 %), une charge de travail trop importante (51 %) ou encore un manque de reconnaissance (46 %). Une note du Haut-Commissariat au Plan, publiée le 12 octobre, indique quant à elle que le pourcentage de salariés dont le rythme de travail est dicté par des tâches à réaliser en moins d’une heure est passé de 33% en 1984 à 77 % aujourd’hui.

 

Selon les travaux d’Empreinte Humaine, un tiers des salariés sont considérés en burn-out, dont 12% en état de burn-out sévère (phénomène par lequel une personne « se consume » au travail jusqu’à l’épuisement émotionnel, physique et psychique).

 

Outre la dégradation de la santé mentale, les risques psychosociaux peuvent se traduire par des addictions au tabac, à l’alcool, au cannabis ou à d’autres drogues et entraîner des problèmes de santé cardiovasculaire. Ainsi, une étude de l’European Trade Union Institute, publiée en juillet 2023, montre que la France arrive non seulement en tête en termes de dépressions attribuables au harcèlement moral au travail, mais que les maladies cardiovasculaires attribuables au « job strain » (combinaison de fortes exigences psychologiques et de faibles marges de manœuvre au travail), représentaient 4 % des maladies coronariennes des 15-64 ans en France en 2015.
L’urgence pour les entreprises est donc de s’emparer de la question de la santé mentale des salariés.

 

C’est en effet l’obligation des employeurs de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs (Art L4121-1 du Code du travail) en mettant en œuvre les mesures reposant sur les principes généraux de prévention.

 

Toutefois, en termes de risques psychosociaux la prévention primaire est la seule réellement efficace.

 

La bonne nouvelle, c’est que la culture de la prévention est de plus en plus valorisée et présente au sein des entreprises. Chez Didacthem, nous constatons un intérêt croissant pour les formations prévention RPS, et c’est un signe positif de l’évolution des mentalités !

 

Les substances chimiques cancerogènes

Alors que la Commission Européenne a renouvelé l’autorisation du Glyphosate, classé depuis 2015 comme cancérogène probable par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), nous mettons aujourd'hui en lumière l'exposition aux substances chimiques cancérogènes des travailleurs.

Sensibilisation à l'exposition des travailleurs aux substances chimiques cancérogènes dans le milieu professionnel

Une récente étude de la DARES (Focus N°34, juin 2023) a révélé des chiffres alarmants. En moyenne en 2017, 11 % des salariés, soit 2,7 millions de personnes, sont exposés à au moins un produit chimique cancérogène. Les 5 produits chimiques cancérogènes auxquels les salariés sont les plus exposés en 2017 sont :

  • les gaz d’échappement diesel
  • les fumées de soudage
  • les huiles minérales
  • les poussières de bois
  • la silice cristalline.

 

Les ouvriers représentent plus des deux tiers des salariés exposés à au moins un agent cancérogène chimique. Les secteurs les plus touchés sont la construction où 36 % des salariés sont exposés l’industrie (18 %), l’agriculture (12 %) et le secteur tertiaire (8 %) sont également concernés.

 

De plus, les établissements de petite taille semblent être plus vulnérables à ces expositions potentiellement dangereuses. Dans 56 % des situations d’exposition qui concernent des établissements de moins de 10 salariés, il n’y a pas de protection collective mise à disposition.

 

La prévention du risque d’exposition à des agents chimiques cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR) relève du Code du travail (articles R. 4412-59 à R. 4412-93) et s’inscrit dans la prévention du risque chimique.

 

L’exposition à au moins un produit chimique concerne 32 % de l’ensemble des salariés suivis par les médecins du travail et de prévention en France. Ces chiffres nous rappellent l’importance de prendre des mesures pour protéger la santé des salariés.

 

En tant que membres engagés de la communauté professionnelle, il est de notre devoir de mettre en œuvre des politiques de prévention et des pratiques qui garantissent la santé et le bien-être de nos collègues. Assurons-nous que nos entreprises fournissent un environnement de travail sûr en évaluant régulièrement les risques liés à l’exposition aux substances chimiques et en prenant les mesures nécessaires pour prioritairement les supprimer sinon les minimiser.

 

Soyons solidaires dans nos efforts pour créer des milieux de travail sains, où chaque salarié peut exercer ses fonctions sans compromettre sa santé. Partagez ces informations vitales avec vos réseaux pour contribuer à une prise de conscience accrue.

 

Ensemble pour un avenir professionnel plus sûr et plus sain !

Focus sur le Papripact

Comment s'y retrouver entre les différentes obligations réglementaires liées à la prévention des risques professionnels ? Les employeurs doivent produire tellement de documents qu'on s'y perd un peu parfois : DUERP, le bilan social, la déclaration DSN, la déclaration des Accidents... le Papripact est encore un terme obscur qui sous-tend une obligation à laquelle ils doivent répondre. Didacthem vous aide à vous y retrouver.

le Papripact, un outil social

Pourquoi produire ce document ?

Ce que dit la loi travail (loi n°2021-1018 du 2 août 2021 “pour renforcer la prévention en santé au travail”, entrée en vigueur le 31/03/2022 :

  • Pour les entreprises dont l’effectif est supérieur ou égal à 50 salariés, le PAPRIPACT ou Programme Annuel de Prévention des Risques Professionnels et d’Amélioration des Conditions de Travail doit être produit :
  1. Il fixe la liste détaillée des mesures devant être prises au cours de l’année à venir, ainsi que, pour chaque mesure, ses conditions d’exécution, des indicateurs de résultat et l’estimation de son coût.
  2. Il identifie les ressources de l’entreprise pouvant être mobilisées ;
  3. Et comprend un calendrier de mise en œuvre.
  • Pour les entreprises dont l’effectif est inférieur à 50 salariés, la définition d’actions de prévention des risques et de protection des salariés est consignée dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) et ses mises à jour.

 

  • Toutefois, chez DIDACTHEM, nous conseillons pour assurer un meilleur pilotage de la prévention, qu’un programme de prévention soit établi comme dans les entreprises de plus de 50 salariés.

Le PAPRIPACT constitue un des 3 éléments de la démarche d’amélioration continue de la prévention des risques professionnels dans l’entreprise avec le DUERP et le Rapport annuel en hygiène, santé, sécurité et conditions de travail.

Chez DIDACTHEM nous sommes persuadés depuis longtemps que la prévention des risques professionnels doit cesser d’être considérée comme une obligation règlementaire supplémentaire parmi une multitude de procédures administratives à prendre en compte pour les employeurs, pour devenir un réflexe qui, mise en place au quotidien, améliore le bien être des salariés au travail et également les performances économiques de l’entreprise.

Notre outil de réalisation du DUERP, G2P, qui préfigure ainsi déjà une grande partie de ce document, va donc être amélioré pour produire l’ensemble des documents obligatoires, en gardant cette idée de mutualisation de vos actions et réflexions, afin de réduire la quantité de temps passé à produire vos documents, mais aussi d’augmenter la qualité du temps passé à faire de la prévention !

Journée mondiale de la santé et la sécurité au travail : faites de la prévention votre priorité

Le 28 avril est la journée mondiale de la santé et de la sécurité au Travail. Cette journée est une occasion de rappeler l’importance de la sécurité et de la santé des travailleurs. Elle met également en lumière les efforts déployés pour améliorer les pratiques en matière de sécurité et de santé au travail. Didacthem profite de cette journée pour encourager tous les employeurs à mettre l'accent sur la prévention.

Améliorez votre politique de sécurité et de santé au travail avec notre application de diagnostic gratuit

La Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, qui a lieu chaque année le 28 avril, est une initiative de l’Organisation International du Travail. Une occasion de rappeler l’importance de la sécurité et de la santé des travailleurs. Elle met également en lumière les efforts déployés pour améliorer les pratiques en matière de sécurité et de santé au travail : aménagement des espaces de travail, dispositifs de protection et de prévention, approche individualisée. Cette année, elle porte sur le thème particulièrement important d’un environnement de travail sûr et sain en tant que principe et droit fondamentaux au travail.

 

Comment s’assurer que les bonnes pratiques sont mises en place dans son entreprise?  Il est parfois difficile de savoir si l’on est en conformité avec les réglementations en vigueur, en particulier pour les petites et moyennes entreprises.

 

C’est pourquoi nous sommes heureux de vous présenter notre application de diagnostic de politique de prévention gratuite, qui vous permettra de savoir en quelques clics si vous êtes en conformité avec les règles de sécurité et de santé au travail.

 

Grâce à cette application, vous pourrez évaluer votre politique de prévention actuelle et identifier les domaines où vous pourriez améliorer vos pratiques en matière de sécurité et de santé au travail. Vous recevrez un rapport détaillé qui vous indiquera où vous êtes conformes et où vous pouvez améliorer votre politique. L’application vous propose aussi quelques recommandations en matière d’axes de prévention et d’action précises.

 

Enfin, il est important de rappeler que le Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels (DUERP) est un outil essentiel (et obligatoire) pour toute entreprise souhaitant mettre en place une politique de prévention efficace. Le DUERP permet d’identifier les risques professionnels auxquels les travailleurs sont exposés et de prendre les mesures nécessaires pour les prévenir. En utilisant notre application, vous pourrez également vérifier si votre DUERP est à jour et si vous êtes en conformité avec les réglementations en vigueur.

 

En conclusion, la sécurité et la santé au travail sont des enjeux importants pour toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. Nous espérons que notre application vous aidera à améliorer vos pratiques en la matière et à garantir le bien-être de vos collaborateurs. N’hésitez pas à la partager avec d’autres entreprises.

 

Ensemble, faisons de la sécurité et de la santé au travail une priorité absolue.

 

Lien vers l’application en cliquant ici

Pour plus d’informations : le site de l’OIT

 

le stress au travail : on en parle ?

Dans le monde du travail ,les RPS (ou Risques Psycho Sociaux) ont longtemps été banalisés, mais c’est un vrai sujet qui devient aujourd’hui incontournable.

Focus sur les RPS

Focus sur les RPS

Dans le monde du travail les #RPS ont longtemps été banalisés, mais c’est un vrai sujet qui devient aujourd’hui incontournable.

 

Qu’est-ce qu’un risque psychosocial ? cette notion se décline en plusieurs risques tels que :

 

– Le stress au travail (surcharge de travail, manque de moyens, manque d’autonomie…) ;
– Les violences internes à l’entreprise (harcèlement, conflit…) ;
– Les violences externes à l’entreprise (insultes, menaces, agressions…).
– …

Aujourd’hui petit focus sur le #stress au travail : d’après le rapport People At Work 2022 : l’étude Workforce View, réalisée par ADP en septembre 2022, 64 % des Français sont stressés au travail. Les conséquences du stress peuvent être destructrices.
Nous avons constaté que les employés qui subissent du stress au travail sont souvent amenés à des problèmes d’insomnies difficultés de concentration qui poussent à la perte d’efficacité, des problèmes de santé (prise de poids, hypertension artérielle etc..) qui favorisent les AVC.

 

La question à se poser est : En tant qu’employeur comment faire pour éviter ça ?

En tant qu’employeur vous avez l’obligation légal d’évaluer les risques.

 

Cette démarche comprend :

 

– Identification des sources
– L’élaboration du plan d’action
– La mise en place des actions avec les mesures sélectionnées
– Le suivi des actions mise en place.

 

Notre outil G2P vous accompagne dans la mise en place de vos mesures de prévention et dans l’élaboration de votre plan d’actions.

Résultats de l’enquête “situation des aidants en activité professionnelle”

Le département de la Corrèze, est à l’origine d’une initiative fort intéressante.

Didacthem se plonge dans le sujet des aidants

Didacthem se plonge dans le sujet des aidants

Une enquête, confiée à DIDACTHEM, a été menée auprès d’un panel d’entreprises du département. L’objectif vise à faciliter la situation des aidants tout en contribuant à améliorer la performance des entreprises corréziennes dans lesquelles ils travaillent.

Cette enquête s’est déroulée, entre septembre et décembre 2021, sous l’égide de France Alzheimer Corrèze et de l’Adapei de la Corrèze grâce aux travaux d’un comité de pilotage composé de représentants du Conseil départemental, de la CCI de la Corrèze, du MEDEF, de la CPME, de toutes les organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, SOLIDAIRES), de l’AIST19 et de l’ARACT du Limousin.

Deux questionnaires ont été proposés : l’un à destination des employeurs, l’autre à destination des salariés.

Les résultats seront présentés le 22 mars 2022 lors d’une réunion plénière.

Nous en communiquerons les principaux enseignements et assurons d’ores et déjà les organisateurs de cette initiative, que DIDACTHEM continuera d’être à leurs côtés dans les suites qui seront données.

Prévention en santé au travail : une règlementation renforcée

Dans la soirée du mercredi 17 février, l'Assemblée nationale a adopté en première lecture la proposition de loi « pour renforcer la prévention en santé au travail ». Défendu par les rapporteuses LRM Carole Grandjean et Charlotte Parmentier-Lecocq, le texte a été approuvé par 104 voix contre 12.

Le texte de loi reprend les termes de l’ANI signé par les partenaires sociaux le 9 décembre 2020.

Découvrir l'outil G2P, qui répond à de nombreuses obligations du texte

Que dit l'Accord National Interprofessionnel ? (ANI)

L’accord pose comme postulat de base la prévention primaire qu’il faut absolument privilégier.

Les idées force :

  1. Sollicitation des Branches professionnelles pour :- Aider les entreprises à réaliser un DUER numérisé et assurant la traçabilité collective des expositions des salariés.
    – Mettre à disposition des données sectorielles qui éclairent les enjeux d’anticipation des risques professionnels.
    – Mettre en place une commission paritaire dédiée à la santé et à la sécurité au travail.
    – Promouvoir la qualité de vie au travail en articulation avec la santé au travail.
  2. Prévention de la désinsertion professionnelle (qui commence par l’analyse de l’exposition aux risques professionnels).
  3. Mise en place d’un passeport prévention recensant les formations dispensées au salarié sur le sujet de la santé et de la sécurité au travail.
  4. Modernisation des services de santé au travail qui deviennent des SPSTI : Services de Prévention et de Santé au Travail, avec une fonction de prévention renforcée.

 

téléchargez ici l’accord (ANI) santé au travail du 9 decembre 2020

Actualité Santé au travail

Les partenaires sociaux planchent sur la prévention !! Le 3 septembre 2020, les partenaires sociaux ont repris le chemin de la négociation relative à l’amélioration de la santé au travail débutée avant l’été. Ils ont échangé pour la deuxième fois sur le thème de la prévention.

La prévention au coeur des reflexions des partenaires sociaux, le rôle des branches mis en avant.

La prévention au coeur des reflexions des partenaires sociaux, le rôle des branches mis en avant.

C’est le premier objectif du gouvernement, qui a envoyé mi-juin sa lettre de cadrage aux partenaires sociaux (PSI n° 1222) : renforcer la prévention primaire au sein des entreprises. « Une politique de prévention est plus efficace et moins coûteuse qu’une politique de réparation », rappelle FO.

Mais ce ne peut être seulement un totem, il faut viser sa « plus forte opérationnalité », avec « des enjeux de visibilité, lisibilité et accompagnement », déclare Diane Deperrois, chef de file du Medef qui pilote la négociation.

Quel est le périmètre des risques professionnels concernés ? « La prévention doit intégrer toutes les dimensions du travail et ne peut être abordée de manière limitative », répond la CGT. Celle du risque chimique est inscrite dans la lettre de cadrage gouvernementale, celle des troubles musculo-squelettiques est bien connue. Mais la CFE-CGC insiste beaucoup sur la prise en compte des risques psychosociaux et la CFDT sur les risques émergents (nanotechnologique, environnemental, biologique, etc.). Toutes les parties s’accordent sur la réaffirmation du document unique d’évaluation des risques professionnels (Duerp) comme levier essentiel. À condition qu’il soit opérationnel et numérisé, pour le Medef, et ancré dans le dialogue social, estiment les syndicats. Pour la CFTC, pourquoi ne pas cadrer le Duerp par un référentiel de branche ? En tout cas, la nécessité d’accroître le rôle des branches professionnelles semble faire recette. Enfin, le patronat a sorti de son chapeau l’idée d’un « passeport prévention », pour assurer la portabilité des formations suivies sur le sujet par des salariés très mobiles (apprentis, intérimaires, chômeurs, etc.). Attention à ne pas en faire un outil de discrimination par les employeurs, ont prévenu les syndicats. Les partenaires sociaux, qui doivent rendre leur copie avant la fin de l’année pour avoir une chance de voir leurs revendications reprises dans la proposition de loi de Charlotte Lecocq, députée (LREM, Nord), vont-ils réussir à aboutir, après l’échec au Coct en 2019 (PSI n° 1178) ? La séance du 3 septembre – simple tour de table en visioconférence – en a frustré plus d’un. Il semble que le patronat tarde à abattre toutes ses cartes. Mais il n’a échappé à aucun qu’il souhaiterait alléger la responsabilité pénale de l’employeur (PSI n° 1228/1229). Suite au prochain épisode, le 22 septembre, où il sera question, selon le Medef, du « comment » on met en œuvre la prévention – autrement dit, de l’offre de services en la matière.

A suivre …

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