Category Archives: Santé au travail

Un nouveau référentiel Didacthem validé !

La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, viennent de valider le référentiel professionnel de branche élaboré par l'Union des fédérations et syndicats nationaux d'employeurs du secteur sanitaire, social, médico-social privé à but non lucratif (Unifed) et l'organisation professionnelle des employeurs associatifs du secteur social, médico-social et sanitaire (Nexem)

Didacthem augmente le nombre de ses rféérentiels validés.

La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, viennent de valider le référentiel professionnel de branche élaboré par l’Union des fédérations et syndicats nationaux d’employeurs du secteur sanitaire, social, médico-social privé à but non lucratif (Unifed) et l’organisation professionnelle des employeurs associatifs du secteur social, médico-social et sanitaire (Nexem). Cette décision, officialisée par arrêté, publié au Journal officiel du 21 avril, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du compte professionnel de prévention (C2P) remplaçant le compte personnel de prévention de la pénibilité.

Le nouveau référentiel est ainsi homologué pour une durée de cinq ans. Réalisé par le cabinet spécialisé en prévention des risques professionnels Didacthem (base du référentiel), il a été mis en ligne sur le site du ministère du Travail. Il y est rappelé que la demande d’homologation a été faite conjointement par Unifed et Nexem, “organisations patronales représentatives*, en partenariat avec la Croix-Rouge française”. Cette dernière n’est toutefois pas citée dans l’arrêté. Il s’agit donc d’un outil se présentant sous la forme de tableaux permettant aux responsables d’établissement d’évaluer l’exposition des salariés aux facteurs de pénibilité.

Au-delà de ses diagnostics, Didacthem souligne tout particulièrement les spécificités du secteur. Les derniers décrets relatifs au compte professionnel de prévention ont marqué la fin de l’obligation de déclaration d’exposition pour quatre facteurs de pénibilité : manutentions manuelles, postures pénibles, vibrations mécaniques et agents chimiques dangereux. “Pour autant, le secteur a choisi de ne pas alléger le référentiel de ces quatre facteurs, dans la mesure où, si l’obligation de déclaration ne sera plus effective, la nécessité pour les employeurs de mettre en œuvre une politique et des mesures de prévention reste d’actualité.” Didacthem rapporte aussi que “nombre des activités du secteur sont exposées à la même association postures pénibles et manutention manuelle de charges : la posture penchée en avant associée au bras de levier des charges soulevées augmentant la compression des disques intervertébraux”.

Ces quatre critères s’ajoutent finalement aux six facteurs réglementaires : le bruit, la température, le travail de nuit, le travail en équipes successives alternantes, le travail répétitif, le travail hyperbare (ce dernier est toutefois absent dans la branche). Une cartographie des expositions pour chaque activité et facteurs est proposée avec un code couleur symbolisant le degré de pénibilité. Le rouge représente un dépassement du seuil légal autorisé.

Publié le 24/04/18 – 16h16 – HOSPIMEDIA

2 fois moins d’accidents du travail chez les jeunes formés à la santé et sécurité au travail.

2 fois moins d'accidents du travail chez les jeunes formés à la santé et sécurité au travail.

En France, la fréquence annuelle des accidents du travail pour l’ensemble des salariés tous secteurs d’activités confondus est d’environ 4 %. Chez les jeunes de moins de 25 ans, cette fréquence est de 10 %, soit 2,5 fois plus importante. C’est lors de la période de transition de l’école vers la vie active que cette population est la plus vulnérable car elle est à la fois jeune et nouvelle dans l’emploi.

Pour étudier la survenue d’accidents en milieu professionnel, l’INRS a mis en place une cohorte prospective auprès d’élèves et d’apprentis de moins de 25 ans issus de l’enseignement professionnel et nouvellement entrant dans la vie active.

 

L’objectif principal était de déterminer l’effet de l’enseignement en santé et sécurité au travail reçu au cours de la scolarité sur l’incidence des accidents du travail chez les jeunes en début de carrière. D’autres facteurs en lien avec la santé et sécurité au travail et pouvant contribuer à la diminution des accidents du travail ont aussi été étudiés comme la formation sauveteur secouriste du travail reçue ou non au cours de la scolarité, ainsi que les conditions d’accueil à l’arrivée dans l’entreprise.

Les résultats de cette étude révèlent un risque d’accidents du travail diminué par 2 lorsque les jeunes travailleurs ont reçu un enseignement en santé et sécurité au travail au cours de leur scolarité. En outre, les accidents rapportés surviennent en moyenne 6 mois après l’entrée dans l’emploi. Les métiers les plus concernés par la survenue d’accident sont les ouvriers du BTP, les agents de maintenance, les cuisiniers, les bouchers, les charcutiers et boulangers.

 

En France, dans les diplômes professionnels, les compétences en santé et sécurité au travail sont enseignées majoritairement avec une approche globale, c’est-à-dire plus large que les risques spécifiques liés au métier appris.

« Sachant que 30 % des emplois occupés par les participants ne correspond pas à leur formation initiale, et que les parcours professionnels actuels ne sont plus aussi prévisibles que par le passé, inscrire cette formation globale en santé et sécurité au travail dans l’ensemble des diplômes paraît incontournable. » souligne Stéphanie Boini, responsable d’études épidémiologiques à l’INRS.

 

 

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Une Mission sur la santé au travail, et une nouvelle réforme en vue ?

Le 10 novembre dernier, le ministère du travail nous annonçait la mise en place d’une étude sur l’exposition aux agents chimiques dangereux. Vendredi dernier, un nouveau communiqué nous annonçait la mise en place d’une nouvelle étude sur la santé au travail, depuis la ministre du travail nous a fait part de projets sur cette thématique.

La santé au travail un enjeu pour le gouvernement...

En matière de santé au travail, des progrès ont été réalisés, notamment pour que la qualité de vie au travail devienne un véritable sujet de négociation au sein des entreprises. Toutefois, la situation demeure perfectible sous différents aspects. Les accidents du travail et les maladies professionnelles sont encore trop nombreux. Les services de santé au travail, acteur central de la politique de prévention, souffrent d’une désaffection qui peut, sans action corrective, devenir problématique. De multiples acteurs interviennent en la matière, au niveau national comme au niveau régional ou local, sans toujours la coordination nécessaire pour maximiser l’efficacité des actions portées.

Dans ce cadre, en complément de la mission confiée au Professeur Frimat sur les risques chimiques, Muriel Pénicaud et Agnès Buzyn ont demandé à Jean-François Naton, Charlotte Lecocq et Bruno Dupuis de faire un état des lieux de la santé au travail ainsi que des propositions de prévention. Les conclusions de la mission sont attendues pour le 31 mars 2018.

Depuis cette annonce, la ministre du travail a assuré que la santé au travail et le renforcement de la prévention sont une priorité et un enjeu clés dans les intentions du gouvernement, elle a notamment évoqué une réforme globale de la médecine du travail qui dépendra sans doute des résultats de l’étude.

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